Pressions concurrentielles dans la banque

Le secteur bancaire a été marqué ces dernières années par de fortes pressions concurrentielles.

En premier lieu, l’émergence d’acteurs en ligne a bouleversé les grilles tarifaires et impacté fortement certains postes du PNB.

Les nouveaux acteurs en ligne tels, ING Direct, Boursorama, BforBank, Amaguiz, etc. ont, dans leur première phase d’expansion, cherché à  conquérir des parts de marché avec des tarifs très concurrentiels et une relation simple à distance. Elles modifient aujourd’hui leur positionnement, en élargissant leurs offres et en proposant de nouveaux modes d’entrée en relation.

Après de premiers exercices décevants, les banques en ligne commencent à conquérir des parts de marché, et nous estimons que 300 000 nouveaux comptes bancaires pourraient être souscrits en ligne en 2010 soit le double par rapport à 2009. Ils sont de toutes les façons des concurrents à prendre en compte, car ils représentent un intérêt fort pour les ‘jeunes’ qui sont la future clientèle de la banque traditionnelle.

L’intensification de la concurrence des acteurs existants apporte elle aussi des bouleversements dans le cœur de métier :
  • La Banque Postale est un acteur majeur de la banque de détail en France, qui étend le périmètre de son offre, et a des objectifs de conquête client très importants.
  • Afin de répondre aux exigences de personnalisation de la part des clients, les traditionnelles proposent aujourd’hui des offres personnalisables dans le mode d’entrée en relation, les bouquets de service, les cartes de paiement et bientôt les conventions de compte : LCL à la carte, Compte-services Crédit Agricole, etc.
  • Les nouvelles technologies comme le paiement sans contact, et bientôt le paiement mobile, imposent aux banques de se développer rapidement dans ces moyens de paiement pour rester compétitives.
  • Enfin, la mise en place d’un véritable modèle multi-canal efficace et efficient, qui sera non seulement un levier de conquête mais aussi un outil de fidélisation critique,  impose aux banques d’investir massivement dans les outils informatiques, les plateformes, la formation des conseillers etc.

Les mesures de la Commission Européenne et de l’état français favorisent le développement de nouveaux acteurs et bouleversent la concurrence sur un autre métier de la banque : la banque de flux.

De nouveaux entrants arrivent ainsi sur les paiements de proximité (Telcos, grande distribution, acteurs technologiques) et sur les paiements électroniques (Paypal, Apple, Nokia, …).

Nous pensons cependant que le principal risque pour les banques traditionnelles concerne les paiements électroniques qui sont un secteur en forte croissance, et qui vont profiter de nouvelles évolutions technologiques telles la dématérialisation, la signature électronique etc.
Une nouvelle chaine de valeur pourrait ici se mettre en place.